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Destinations 25 septembre 2026 · 7 min de lecture

Pourquoi Lisbonne devient-elle la première ville mondiale des congrès associatifs internationaux ?

Le classement GlobeWatch 2025 de l’ICCA, dévoilé à IMEX Francfort en mai, place Lisbonne devant Vienne, Barcelone et Paris, avec 188 congrès et plus de 100 000 participants. Le rapport recense aussi un record mondial de 12 438 réunions, générant 13,57 milliards de dollars de dépenses directes. Les États-Unis restent premiers au classement des pays.

Pendant une grande partie de la dernière décennie, les mêmes villes revenaient lorsqu’on cherchait la capitale mondiale des réunions associatives internationales : Vienne, Paris, Barcelone, parfois Singapour. L’International Congress and Convention Association mesure précisément cette activité chaque année. Son nouveau rapport, ICCA GlobeWatch Country and City Rankings 2025, présenté à IMEX Francfort en mai, apporte une réponse moins attendue : Lisbonne est désormais première pour les congrès associatifs internationaux itinérants, devant les capitales habituellement en tête.

Comment Lisbonne a pris la première place

L’ICCA recense 188 réunions répondant à ses critères à Lisbonne en 2025, contre 153 l’année précédente, attirant plus de 100 000 congressistes. Paris remonte au deuxième rang avec 174 réunions après une sixième place en 2024, année où les Jeux olympiques avaient réduit son calendrier de congrès. Barcelone reste troisième avec 166 réunions ; Vienne, première au classement précédent, passe quatrième avec 159. Les écarts restent suffisamment faibles pour permettre un nouveau changement l’an prochain, mais le titre 2025 revient clairement à Lisbonne.

Ce qui a réellement fait la différence

L’explication proposée autour du rapport mérite attention, car elle diffère du réflexe habituel des organisateurs. Les analyses soulignent moins la capacité des palais des congrès ou le nombre de chambres — solides sans être exceptionnels à l’échelle européenne — que la profondeur des communautés scientifiques, médicales, technologiques et universitaires locales. Ce sont les chercheurs, organismes professionnels et universités qui portent les candidatures et président les congrès internationaux. Un centre peut accueillir une réunion après l’obtention du dossier, mais la remporte rarement à lui seul. Le travail se fait des années auparavant dans les institutions de recherche et associations, une forme de promotion de destination plus lente et moins visible que l’inauguration d’un hall.

L’Europe reste dominante

Au-delà du podium, le tableau est familier. L’Europe accueille 53 % des réunions recensées en 2025 et sept des dix premières villes : Lisbonne, Paris, Barcelone et Vienne, puis Prague, Copenhague et Londres. Singapour, Séoul et Tokyo sont les seules villes non européennes du top 10, respectivement cinquième, neuvième et dixième. Pour les organisateurs hésitant entre une destination européenne établie et une destination émergente, les chiffres rappellent que le déplacement vers l’Asie et le Moyen-Orient, souvent évoqué dans les débats sectoriels, n’a pas encore atteint le sommet du classement associatif, même s’il apparaît plus bas.

Les pays racontent une autre histoire

Au classement national, les États-Unis restent premiers avec 792 réunions, suffisamment loin devant pour qu’aucune progression d’une seule capitale européenne ne les menace. L’Italie est deuxième, l’Allemagne troisième, l’Espagne quatrième et le Royaume-Uni cinquième. Le Japon réalise le principal mouvement du top 10, gagnant deux places pour atteindre la sixième, devant la France, le Portugal et les Pays-Bas. La Chine clôt le groupe : ses réunions sont réparties entre assez de villes pour qu’aucune ne figure individuellement dans le top urbain. Les classements nationaux et municipaux éclairent donc différemment les zones de croissance.

Une année record pour l’ensemble du secteur

Le volume global est tout aussi révélateur. L’ICCA a suivi 12 438 réunions associatives internationales en 2025, soit 1 339 de plus qu’en 2024, ou 10,8 %, dans 162 pays et territoires et 1 603 villes. Elle estime leurs dépenses directes à 13,57 milliards de dollars. Après plusieurs années de questionnements sur la reprise complète après la pandémie, une croissance à deux chiffres apporte une réponse plus claire que le classement d’une destination isolée.

Les implications pour votre prochaine consultation

Vienne, Paris et Barcelone restent naturellement des candidates solides, avec des infrastructures et une expérience qu’une nouvelle concurrente ne peut acquérir du jour au lendemain. Mais le classement invite à vérifier les habitudes. Si votre congrès tourne depuis dix ans entre les mêmes trois ou quatre villes européennes, l’essor de Lisbonne montre l’intérêt d’évaluer les communautés scientifiques et professionnelles locales autant que la brochure du palais des congrès. Pour une première édition hors d’Europe, les chiffres apportent aussi une mise en perspective : le mouvement existe plus bas dans le classement, mais l’Europe domine encore le sommet.

À retenir


Sources : ICCA — publication GlobeWatch Country & City Rankings 2025 à IMEX Francfort, Skift Meetings — Lisbonne en tête du classement associatif, Meetings & Incentive Travel — les États-Unis et Lisbonne en tête, Association Meetings International — classement ICCA, Voyages d’Affaires — Paris retrouve le podium derrière Lisbonne, Conference & Meetings World — classement GlobeWatch 2025.

D

Daniel Schaurich

Par

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