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Automatisation par l’IA 18 septembre 2026 · 6 min de lecture

L’IA change-t-elle vraiment la recherche de lieux événementiels en 2026 ?

L’enquête Global Planner Sourcing 2026 de Cvent, menée par Censuswide auprès de 1 650 organisateurs dans le monde, indique que 75 % utilisent déjà l’IA pour rechercher des lieux, établir des présélections et rédiger leurs appels d’offres. Mais 97 % attribuent les gains de temps et de coût à un processus structuré, alors que Cvent lance un outil de recommandation fondé sur ses 340 000 établissements.

Depuis que la recherche de lieux constitue un métier, l’appel d’offres en est l’étape la plus décriée : ressaisir le même cahier des charges sur une douzaine de portails, puis attendre plusieurs jours la réponse des équipes commerciales. La nouvelle étude Cvent cherche à mesurer si l’IA transforme réellement cette pratique en 2026, au-delà des présentations commerciales. Avec Censuswide, Cvent a interrogé 1 650 organisateurs professionnels en Amérique du Nord, en Amérique latine, en Europe, en Asie, en Australie, au Moyen-Orient et en Afrique. L’adoption apparaît plus avancée que ne le laissent penser les échanges souvent sceptiques entre professionnels.

Les usages concrets de l’IA dans la recherche de lieux

Trois organisateurs sur quatre, soit 75 %, utilisent désormais l’IA à une étape du sourcing. Le rapport précise les tâches : recherche et présélection des lieux, rédaction et optimisation des appels d’offres, comparaison des propositions et automatisation des échanges avec les équipes commerciales. Aucune ne demande à un ordinateur de visiter une salle ou de négocier un tarif, ce qui explique probablement la rapidité de l’adoption. Ces tâches étaient déjà mécaniques, mais lentes. Leur automatisation libère du temps pour lire entre les lignes d’une proposition, construire la relation avec le lieu ou visiter les espaces avant signature.

La méthode structurée reste déterminante

L’enseignement le plus intéressant est peut-être que l’adoption de l’IA accompagne la rigueur des processus sans la remplacer. 88 % suivent une méthode définie pour au moins une partie de leurs événements ; 97 % de ce groupe attribuent les économies de temps et d’argent à cette structure, plutôt qu’à un outil particulier. Parmi les organisateurs structurés, 42 % déclarent économiser 10 à 30 % sur les coûts, et 40 % gagner autant en temps. Ces chiffres ne plaident donc pas pour l’IA comme raccourci permettant d’ignorer les étapes. Les équipes qui en tirent le meilleur disposent déjà d’un processus d’appel d’offres rigoureux et l’exécutent plus vite.

Une recherche de lieux plus ouverte

Le sourcing s’accélère et s’élargit. 48 % recherchent désormais des espaces non hôteliers — cinémas, bars, golfs et lieux comparables — pour différencier leurs événements. La proportion atteint 57 % aux Pays-Bas et 55 % au Royaume-Uni. Ce vivier plus vaste et moins standardisé se prête bien aux outils IA, capables d’identifier des sites hors de la liste habituelle de chaînes hôtelières. La pression économique pousse dans le même sens : 72 % anticipent une hausse des dépenses pouvant atteindre 20 % par rapport à 2025, et 69 % une hausse budgétaire comparable. Ils sont donc plus nombreux à chercher de la valeur au-delà de la salle de réception hôtelière habituelle.

Le pari de Cvent : une présélection qui justifie ses choix

Cvent accompagne ce mouvement par ses produits. À Cvent Connect, à Nashville en juillet, l’entreprise a présenté plus de 70 nouveautés liées à un investissement pluriannuel prévu d’un milliard de dollars dans les produits et l’IA. Elles reposent sur CventIQ, un moteur qui, selon l’entreprise, exploite plus de 25 ans de données événementielles. L’outil Venue Recommendations, intégré à Cvent Assistant, permet de décrire un événement en langage courant — ville, effectif, implantation, nombre de sessions, ambiance — et d’obtenir une présélection issue des quelque 340 000 établissements du Cvent Supplier Network. Chaque suggestion explique sa pertinence. Le déploiement est annoncé pour le troisième trimestre 2026, donc à cette période, et les recommandations doivent progresser en apprenant de l’historique de recherche de chaque organisateur.

Les implications pour votre prochain appel d’offres

Si votre équipe n’utilise pas encore l’IA pour rechercher des lieux, elle fait désormais partie de la minorité. Les utilisateurs avancés ne suppriment pas les étapes : ils intègrent l’outil à une méthode existante. Avant de lui confier un appel d’offres, définissez ce qu’est un brief complet, qui valide la présélection et comment comparer les offres. C’est cette structure que valorise le chiffre de 97 %. Si vos programmes reposent depuis des années sur les mêmes marques hôtelières, le moment est aussi propice pour élargir la recherche. Avec l’assistant Cvent ou un équivalent, un premier repérage IA de lieux inconnus prend peu de temps et peut, selon l’étude, faire émerger des options qu’une recherche manuelle aurait manquées.

À retenir


Sources : Cvent, évolution du sourcing en 2026 selon 1 650 organisateurs, Cvent, principales évolutions du sourcing mondial, Hospitality Net, changements du sourcing réunions et événements, BizBash, rapport Cvent 2026 sur le sourcing, Cvent, plus de 70 innovations soutenues par un milliard de dollars d’investissement, Notes de version Cvent, AI Sourcing Platform, anciennement Venue Recommendations.

D

Daniel Schaurich

Par

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